Sentinelles de la Foi

Après la chute de l’empire romain d’Occident, en 476, une période d’errements amena le monachisme à chercher à nouveau sa voie en Europe. Ce fut l’œuvre successive de l’Italien saint Benoit de Nursie (480-547), de l’Irlandais saint Colomban (540-615) et surtout du Gaulois saint Benoit d’Aniane (750-821). C’est ce dernier qui mit la touche finale à la «règle bénédictine» régissant la vie des moines. Cette règle ne tardera d’ailleurs guère à être l’objet de deux lectures différentes, donnant lieu à deux orientations différentes :

- celle de Cluny (près de Lyon), recherchant le faste de l’architecture et la munificence des offices, afin de mieux célébrer la gloire de Dieu,

- et celle de Cîteaux (près de Dijon), cherchant, au contraire, la simplicité rigoureuse dans ces deux domaines.

Dans les deux cas, le « plan de base » de l’abbaye est donné par le "plan idéal de Saint Gall".

Mais construire une église abbatiale ne s’improvise pas, et il fallut résoudre les délicats problèmes de stabilité posés par la hauteur des constructions, dans le mode roman, puis dans le mode gothique.

Les problèmes techniques une fois résolus, des dizaines d’abbayes furent édifiées en Normandie, dans ce « style normand » si particulier, dont les tours-lanternes sont la caractéristique principale.

Parmi bien d’autres, quatre abbayes ont été choisies en vallée de Seine :

Saint Wandrille

Saint Wandrille

Jumièges

Jumieges

Saint Martin de Boscherville

Saint Martin de Boscherville

Le Bec-Hellouin

Le Bec-Hellouin

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