Rome conquérante

Vers le haut empire

La suprématie des Celtes qui, vers l’an 100 avant notre ère, dominent pratiquement le continent européen, ne dure guère. Un adversaire coriace se révèle en effet bientôt : Rome. Et les Celtes de la plaine du Pô en font rapidement les frais.

La petite cité des « sept collines », fondée en –753 par le mythique Romulus, et d’abord gouvernée par sept rois (de Romulus à Tarquin le Superbe), devient ensuite une république dirigée par deux consuls. Elle ne cesse de monter en puissance et de s’agrandir. En –300, elle occupe les trois quarts de l’Italie, les Celtes occupant, pour leur part, la partie septentrionale (la Gallia Cisalpina, en gros, la plaine du Pô). Pour leurs voisins romains, ce ne sont pas des « Celtes », mais des « Gaulois ».

lire l'extrait (pdf) : Où des Celtes changent de nom

En 390, un premier affrontement entre Gaulois et Romains se termine par la défaite de ces derniers et le sac de Rome, que les oies du Capitole ne réussissent pas à protéger de la fureur gauloise. C’est là que le chef gaulois Brennus lance la fameuse interpellation : « malheur aux vaincus » en jetant son glaive dans un plateau de la balance afin d’augmenter le tribut qui sera dû.

Trois cents ans plus tard, Rome prend sa revanche sur les Gaulois : elle occupe toute l’Italie,carte rome une portion de la Gaule méridionale, et la presque totalité de la péninsule ibérique. Elle est maîtresse de toute la côte septentrionale de la Méditerranée, des Colonnes d’Hercule aux détroits du Bosphore, lorsqu’un raid venu du nord sème, entre –113 et –105, la panique dans l’Europe occidentale : le raid des Cimbres et des Teutons.

lire l'extrait (pdf) : Le raid des Cimbres et des Teutons

Au milieu du dernier siècle avant notre ère (en –58), César, ancien consul de Rome et désormais proconsul de la Gallia Cisalpina, décide de donner un coup d’accélérateur à sa carrière. Partant de la Gallia Transalpina, autrement dit la Provincia Romana (la Provence), il conquiert le reste de la Gaule. De retour dans son proconsulat, il s’y ennuie. Epris de gloire et de pouvoir, il franchit le Rubicon et entre à Rome à la tête de ses armées. Il se fait décerner le titre de dictator : il est maître de Rome, jusqu’à son assassinat, quelques années plus tard, en –44.

Après une période troublée (le « second triumvirat »), le fils adoptif de César, Octave, devient empereur, en –31, sous le nom d’Auguste. Le souvenir désastreux qu’ont laissé les Cimbres et les Teutons incite Auguste à vouloir occuper le pays situé à l’est du Rhin et au nord du Danube, et qui est occupé par les « Barbares », c'est-à-dire ceux qui ne parlent pas le latin, mais s’expriment par borborygmes : la Germania. L’expédition au-delà du Rhin, dirigée par le légat Varus, est un désastre : les légions romaines sont anéanties. Il ne sera plus question pour Rome de traverser le Rhin et le Danube : la Germanie restera « barbare ».

Après les cinq premiers empereurs de la branche augustéenne (Auguste, Tibère, Caligula, Claude, Néron), la grande période du « Haut empire » se poursuit avec les dynasties flavienne et antonine où d’excellents empereurs (Vespasien, Trajan, Hadrien, Marc-Aurèle), et d’autres moins bons (Commode, le dernier empereur du haut empire, assassiné en 192), font régner sur un immense territoire autour de la Méditerranée, devenue mare nostrum, (notre mer), la pax romana, la paix romaine.

lire l'extrait (pdf) : La Paix romaine

Cette paix romaine est basée sur quatre outils essentiels :

- Un outil de conquête : La légion
- Un outil stratégique : un immense réseau routier
- Un outil de gestion : le droit romain
- Un outil de prestige : l’architecture

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